20.03.2009
Lorsque ça dérape
En ce moment personne ne peut l'ignorer, c'est le Sidaction. Alors tout le monde parle du SIDA. Je ne vais pas déroger à la règle.
Il y a des gens, qui font figure d'autorités, qui ont dérapé ces derniers temps.
Le pape : on peut comprendre, qu'en tant que "leader" des catholiques, il prône l'abstinence et la fidélité ; ça parait normal. Que lors d'un voyage africain, il déclare que : "On ne peut pas résoudre le problème du sida avec la distribution de préservatifs. Au contraire, cela augmente le problème", je suis choquée. On ne peut pas nier l'importance de la prévention primaire, quelque soit la pathologie !
Une ministre française, Mme B. : elle est certes ministre, mais son porte-feuille n'a pas vraiment rapport avec la santé ; elle est, sans doute catholique et pratiquante, donc sans doute en accord avec les propos du pape, mais ça n'excuse rien.. Elle déclare : "Ce n'est pas drôle de mettre le préservatif quand on fait l'amour", et "Pour les préservatifs, chacun fait comme il peut et comme il veut !". Ce à quoi, je réponds : "Être séropositif pour le VIH, être sous trithérapie anti-rétrovirale, avoir sur soi le spectre de la mort, ce n'est pas drôle ! Si en utilisant les préservatifs, on peut éviter ça. Utilisons-les !" et "le rôle des pouvoirs publics, c'est d'encourager les politiques de prévention. Le préservatif, ce n'est pas comme on peut et comme on veut. Le préservatif, c'est au départ c'est systématique, puis après on se pose la question de l'enlever."
Après ce coup de gueule, voici une petite vidéo pour plus de légèreté :
09:40 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : médecine, comportement humain, société, coup de gueule, sida, préservatif
28.05.2008
Urgences...
Après les Urgences pédiatriques, monde doux et suave où l'on fait son travail sous le regard bienveillant des Aristochats ou de Bambi et où les patients appellent l'externe "Docteur", j'ai retrouvé le monde hostile de l'AMC.
Ce sigle barbare, signifiant Accueil Médico-Chirurgical, cache en fait la réalité des pathologies qu'on y retrouve. Tout d'abord, on est loin de "l'accueil", ça serait plûtot la mise en contact brutale de soignants et de soignés (l'examen sur un brancard au milieu du couloir entre un patient aviné qui hurle et les brancards qui transitent, on a vu plus convivial) . Ensuite, Les pathologies qu'on y retrouve sont rarement chirurgicales (voir meme moins que rarement). Voilà pour ce qui est du nom.
J'avais pris de mauvais habitudes : j'avais oublié que l'externe n'est qu'un technicien ECG/Gazo (et si on peut lui faire mettre les bassins et amener les patients au toilettes c'est mieux...) et qu'il ne doit surtout pas penser que son travail est bien fait ("Tu es sure qu'il n'y avait pas de fécalome au TR ???" "je peux pas vérifier plus loin que mon doigt !"). Ensuite, j'avais oublié que dans le monde merveilleux des adultes, les gens te menacent en hurlant ("JE VEUX VOTRE NOM !!! VOUS ALLEZ ENTENDRE PARLER DE MON AVOCAT !!!"), te vomissent dessus parce qu'ils sont bourrés...
Je vais devoir faire un stage aux Urgences adultes l'an prochain... J'en frémis d'avance !
18:52 Publié dans Garde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : médecine, comportement humain, société, respect, urgences


