28.09.2009
L'amphi de garnison
Il a fallu se lever tôt pour se rendre dans une nouvelle grand messe des études médicales : l'amphithéâtre de garnison.
Plantons un peu le décor, histoire de mieux comprendre de quoi il retourne.
Une fois les ECN passées, les classements tombés, les longs mois d'attente à se torturer sur d'incertaines simulations enfin terminés, les carabins sont convoqués par tranche de 600/700 par jour (selon le rang de classement) pour aller choisir leur affectation (ie leur spécialité et la région dans laquelle ils vont faire leur internat) à Lognes, un lointain coin d'Ile de France.
Je suis étudiante dans une faculté du Sud de la France. Le TGV ne relie pas "ma ville" à Paris. "Monter" à Paris, c'est donc toute une expédition.
Etant donné que je travaille comme FFI (faisant fonction d'interne, puisque mon internat ne début qu'en Novembre, je n'ai pas encore le titre), je ne pouvais pas rater plus d'une journée de boulot, j'ai donc choisi de faire l'aller-retour en avion dans la journée.
Ca a été une journée de course dans les transports.
En suite, est venu le moment du choix. C'est assez différent de ce que j'avais imaginé. La salle est assez petite. Le responsable appelle les gens à la vitesse de l'éclair. Ca va vraiment très vite (il y a environ 100 étudiants à l'heure qui choisissent).
Je ne sais pas comment peuvent faire les gens qui hésitent. Ca va tellement vite ! Pour bien se rendre compte de ce qui reste, ça a beau être écrit, mieux vaut avoir les idées claires !
Vu que je savais exactement ce que je voulais et qu'il restait des postes d'interne de médecine générale dans la ville que je convoitais, ça a été. Pour moi, le bilan est positif.
L'amphi de garnison, c'est aussi de grands moments d'émotion : la joie future chirurgienne qui a eu une des dernières places de chirurgie alors que les simulations lui fermaient cette voie, les larmes de cette jeune femme, déchirée de voir son compagnon partir loin d'elle pour réaliser la spécialité de ses rêves.
J'avoue que ça rend plus palpable les changements extra-hospitaliers de ma vie mais choisir une autre ville que la ville rose, ça m'a fait un gros pincement au coeur... Je dois quitter un environnement de travail vraiment super. Mais bon, comme dit un "sage" de mon entourage "eh ! t'es mignonne, mais ce n'est qu'un boulot !".
En route vers de nouvelles aventures !
08:00 Publié dans Etudes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : ecn, enc, externat, internat, amphi de garnison, amphithéâtre de garnison, études médicales, études de médecine
27.09.2009
De l'autre côté
Ca fait drôle de l'autre côté.
Pas de l'autre côté de la blouse (non, pour ça, je touche du bois), mais dans la peau de "l'autre", l'interne qui accueille des externes, leur trouve des choses à faire (non pas d'ECG, mais des MMSE, des tests d'hypotension orthostatique, des coups de fil... ).
C'est d'autant plus difficile que nos externes entrent en D4 (ie en 6ème année de médecine), ils ont juste un an de moins que moi.
Le jour de leur arrivée, c'était un peu cauchemardesque : 6 externes, 19 lits. Ils ont tous suivi la visite. Comme la chef a du s'absenter, ils ont dû suivre "ma" visite. Ma visite, c'est pas très intéressant : je ne me sens pas de leur faire un mini-cours à chaque chambre, alors c'est un peu sommaire.
Cette visite là, c'était un peu un grand oral à chaque chambre : le patient, inquiet de voir tant de monde, six paires d'yeux avides d'informations, et mon stress qui monte... Je n'aime pas trop ça.
Maintenant, ça va un peu mieux : ils ont des patients attribués, donc ils suivent surtout leurs patients. Il y a moins de monde, je suis plus sereine.
C'est étrange, encadrer 1 ou 2 étudiants à la fois, ça me va ; plus ils sont nombreux, plus c'est difficile.
Encore une responsabilité supplémentaire. C'est sur, grâce à ce stage, je suis prête pour le mois de Novembre !
18:30 Publié dans Etudes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : médecine, internat, externat, évolution, études de médecine
24.08.2009
Transition
S'il est bien des périodes compliquées dans la vie, ce sont les périodes de transition.
Lorsque l'étudiant en médecine termine son 2ème cycle, il n'est plus externe (chez nous le 31 août). Lorsqu'il débute son troisième cycle (en novembre), il est interne. Les choses sont clairement définies.
Pourtant, entre ces 2 dates il existe une période creuse (un gros trou), pendant laquelle nous ne sommes pas sensés remettre les pieds à l'hôpital.
C'est long et ça laisse le temps de gamberger :
- sur les simulations d'affectation (COPISIM, CELINE) jusqu'à l'amphithéâtre de garnison fin septembre (date selon le classement),
- sur la ville du 1er stage (central ? périph ? internat ? appart' ?) jusqu'au début/mi-octobre,
- sur le déménagement (Ô Toulouse ! comme disait Claude),
- sur les changements perso qui vont aller avec tout ce bazar,
- sur l'énorme saut dans le vide que représente le passage au statut d'interne (on a bien mis un élastique à mes pieds ???)
Trop de questions restent en suspens. Surtout celle sur le début novembre, sur le changement de statut, les responsabilités, la capacités à engranger les infos, à faire 36 854 choses en même temps, la capacité à être compétent, de former d'autres personnes quand soi-même on a du mal...
Ça fait peur :
- peur d'oublier le peu que l'on sait, avec ce long temps d'inactivité.
- peur de ne pas être opérationnel à J1 d'internat. C'est une peur assez stupide, puisqu'on est là pour apprendre... mais bon. Quand on change de ville on doit tout réapprendre sur le fonctionnement local de l'hôpital dans lequel on est affecté, alors si tous le reste n'est pas un peu clair, c'est pas gagné !
Je suis assez chanceuse puisque le service dans lequel je termine mon externat me prend comme FFI (comprenez Faisant Fonction d'Interne, on est pas en novembre et je ne suis pas affecté donc pas officiellement Interne mais les"diplômes" sont là). Mes chefs me permettent de glisser progressivement d'un statut à l'autre, et ça fait nettement moins peur !
Aujourd'hui, j'ai fait mon 1er jour en tant que FFI : c'est un peu stressant au début, mais ce n'est pas insurmontable. MERCI
23:12 Publié dans Etudes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : études de médecine, externat, internat, évolution, transition
27.08.2008
Le stage de Médecine Générale
Ma promo a inauguré cette année, le stage d'externe chez un médecin généraliste.
Ce stage est attendu avec impatience par ceux qui se destinent à la médecine générale. Il a longtemps été demandé par les étudiants et c'est maintenant une réalité. En 3ème année, déjà, nous avons un stage chez un médecin généraliste : 3 matinées pour découvrir une spécialité qu'excercera la moitié d'entre nous, c'était trop peu. C'est pour ça qu'il était essentiel que les externes puissent découvrir le monde de la médecine générale et aussi, celui de la médecine ambulatoire (rares seront les PH et les PU-PH parmi nous !).
A Purpan, nous passons 1 mois chez 1 praticien volontaire : c'est court, mais c'est déjà ça !
J'aimerais pouvoir faire une description générale de ce stage, mais en fait c'est impossible ! Ce stage dépend beaucoup de la personnalité du maître de stage et de l'étudiant accueilli. Il faudra donc se contenter de ma version des faits...
Techniquement, ce n'est pas forcément le stage le plus palpitant de ma courte vie, pourtant qu'est-ce que j'ai appris !
Mes "actes" médicaux étaient principalement la prise de tension avec un tensiomètre électronique, l'auscultation et la pesée : rien de très palpitant. Poutant, ces gestes-là ont une grande valeur pour les patients : ils sont nombreux à être contrariés si la tension n'est pas la même que d'habitude ou si la balance ne leur dit pas la même chose que la leur. C'est la face cachée de l'iceberg.
En fait, je crois que le plus important dans ce stage, ça a été d'apprendre à lire entre les lignes : arriver à cerner rapidement la personnalité du patient en face de moi, que cache les demandes de prescription, que cache la réponse du médecin. Nous ne sommes pas uniquement là pour voir comment se fait "l'acte" "consultation" ou "l'acte" "visite", mais pour comprendre comment fonctionne un cabinet, comment gère-t-on le court moment que représente la consultation et ce que cela implique (appels de spécialiste, récupération de résultats...), comment gère-t-on le humainement.
Ce stage a été l'occasion de rencontres : avec mon maître de stage (qui a répondu avec beaucoup de patience à toutes mes questions), avec des patients attachants, avec un métier.
Je tiens à remercier les 23 médecins généralistes qui nous accueillent (oui, uniquement 23 volontaires sur toute l'agglomération toulousaine qui compte des centaines de médecins généralistes...), parce que c'est le meilleur moyen de valoriser la Médecine Générale.
18:36 Publié dans Etudes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : études, médecine, externat, stage, médecine générale
30.06.2008
La Logique
La logique, c'est ce qui caractérise les études de médecine.
Ce matin encore un exemple flagrant : le cours sur le mannequin.
Replaçons le tableau : je suis en stage en gynécologie, j'ai déjà fait les consultations de gynécologie médicale et obstétriques et mes 2 gardes sont déjà effectuées.
Ce matin, nous avons eu droit à un cours sur "Comment bien réaliser un examen gynécologique" sur un mannequin. Ce cours est extrêment bien fait : en petit groupe, interactif, avec de la pratique, le genre de cours qu'on aurait aimé avoir dans d'autres disciplines. C'est suffisamment rare pour être souligné !
Le seul truc qui est dommage, c'est que pour moi il arrive un peu tard... Je finis à la fin de la semaine. On pratique d'abord, on apprend après.
Logique !
11:47 Publié dans Etudes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : études, médecine, externat


