20.03.2008

Chronique d'un débat sur la mort annoncé

On ne peut lire un journal, ni allumer sa télévision, ni surfer sur le web, sans entendre parler du cas de Mme Sebire : cette femme qui a demandé le droit de mourir.

J'ai très envie de réagir sur ce sujet, si hautement sensible, et j'espère que je ne le ferais pas trop maladroitement. Plusieurs réflexions me viennent en vrac :

1. Cette femme est maintenant morte, elle ne souffre plus. Enorme battage médiatique, plus que lorsqu'elle était encore en vie. Pour respecter le deuil de sa famille, faut-il en faire une martyre ?

2. Je suis ulcérée par ce pathos ambiant étalé par les médias (Est-ce ça la dignité ? Noyer les gens dans le pathos et limiter cette femme à ça?). Le caractère absolument dramatique de cette vie, particulière et unique, est-il une justification pour dire tout et n'importe quoi et faire des généralités ?

3. Les associations qui militent pour l'euthanasie me fatiguent : elles en profitent pour tirer la couverture à elles et comparent les histoire de Vincent Humbert et de Chantal Sebire. Ce n'est en rien superposable : l'euthanasie active c'est différent du suicide assisté. Ce sont deux questions différentes, qu'il ne faut pas confondre.

4. Il faut reconnaître que la médecine a ses limites : on se bat pour faire ce qu'on peut pour soulager les souffrances des gens, mais parfois on ne peut plus rien. On propose des solutions médicales, mais ça ne marche pas toujours (partiellement ou pas du tout) ou les patients refusent. Dans ces cas-là, nous sommes impuissants. Que faire ?

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5. Est-ce le rôle du médecin de mettre fin à la vie de quelqu'un ?

6.Qu'est ce qu'une mort digne ?